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27.04.2008

C'est écrit dans le livre

"Pour avoir quitté trop tôt le pays d'origine, [ la mère ] quelques -unes resteront hantées par le mal du retour, nostalgique.

Ces exilées sont, à leur insu, porteuses d'une terre perdue. Elles s'habitent mal. Selon les cas, elles se fabriquent des maisons, des amours, des voyages...,

elles se cherchent des bras, des soleils, des dévotions. Elles s'y abritent, s'y réchauffent et parfois finissent par s'installer".

Chambre à part. Catherine Ternynck

Parfois, sur les pages d'un livre, il arrive que l'on rencontre  quelqu'un que l'on connait bien.

le temps des tulipes

 

Très tôt ce matin, l'extérieur m'a appelé. l'herbe était encore mouillé mais il na fallait pas perdre de temps. Il reste beaucoup de choses à faire avant de pouvoir profiter des beaux jours.435912480.JPG

Le petit carré de potager est pimpant.

Les arbustes sont taillés, herbe tondue, mon dos en miette.

Si je donne peu de nouvelle, c'est que je n'ai plus grand chose à dire, et lorsque je parle c'est à propos du temps qu'il fait.

Je sais que c'est sans intérêt.

23.04.2008

Le petit pont de bois

"C'est en écoutant leur oraison

que l'on découvre aux morts

les qualités qu'ils avaient de leur vivant."

Je ne me rappelle plus qui est l'auteur de cette citation.

J'ai toujours eu une admiration profonde pour Zobel, écrivain martiniquais et pour son oeuvre.

La rue Case nègrerend compte du combat de Man'tine, sa grand-mère, pour faire de lui un grand homme. Il raconte ses premiers jours d'école, ses souvenirs de petit garçon pauvre dans la Martinique de ce temps là. Je reconnais les odeurs, les saveurs, les craintes, l'abandon et l'amour plus fort que l'océan que lui portait celle qui était le mère de sa mère.

Un grand homme. Comme monsieur Césaire.

L'annonce de son décès m'a émue, puis j'ai pleuré sur lui parce que nous avions la même douleur de peau.

16.04.2008

Lorgions

J'ai bien fait d'attendre.

Le soleil a finir par revenir.

Juste lorsque je reprends le travail.

Après une semaine enfermée à la maison par mauvais temps. J'étais contente d'y retourner.

Beaucoup de travail. Certains soirs,  je souffre d'un mal aux yeux atroce. Brûlures et picotements.

je  ferme les yeux pour un peu de soulagement.

12.04.2008

Note de coeur

Une délicieuse odeur de parfum flotte autour de moi... à fleur de peau

je renifle, je cherche a en capturer l'essence, je voudrais trouver toute seule...

Voile de quelque chose...  c'était écrit sur l'échantillon. Tans pis, je ne me relèverais pas, je vérifierais demain.

Pendant très longtemps, je me suis parfumée à la vanille comme ma vieille histoire...

Puis un matin sans savoir pourquoi, j'en ai eu assez.

Depuis , je me tâte, je touche à tout, j'échantillonne...

Ce soir c'est diffèrent, je me sens bon. Là toute seule dans mes draps sans odeur.

Je pense à ce petit bistrot que j'aime beaucoup et dont je ne t'ai jamais parlé, sais- tu aussi ce qu'il y a d'écrit sur le dos de ma médaille...

Je me demande, mon cher blog, si tu me connais vraiment.... 

09.04.2008

Un air familier

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Par la fenêtre, je regarde, désespérée, mon petit carré de jardin.Ce ne sera pas pour cette semaine.

Les épineux sont gris, les tulipes boudent, les noyers sont nus et mouillés.

J'ai reçu une délicieuse surprise. La visite de cet hôte si cher qui trop tard arrive pour trop tôt repartir.

Une petite pause comme une montée de sève.

Ce soir, je n'ai envie de rien. Sinon d'une boisson chaude, d'un bon livre, peut être un peu de musique.

04.04.2008

Ne pas faire suivre

Vendredi soir.

La journée a duré longtemps. J'ai eu une déception, la même que d'habitude et c'est toujours aussi difficile. Je finirais par m'habituer, comme au reste.

Cet après midi, nous avons bricolé avec nos mots à l'atelier. Je suis toujours clouée d'admiration par les textes, si beaux et si émouvants des uns et des autres.

Quand ce fut à mon tour de passer à table, je choisi d'être le radis, par ce que beaucoup pense que derrière mon teint mat, jamais mes joues ne se colorent de rouge.

Beaucoup ont tord. Lorsque je suis cuisinée, chambouler, remuer ou assaisonner, le rouge me monte aux joues, mais cela ne se voit pas.

Le radis pique pour que, parfois, on oublie que, souvent, il est rouge comme la tomate.

Cher blog, je voulais que tu saches que tu compte beaucoup pour moi.

J'en suis consciente,  je ne te parle plus beaucoup, alors forcement tu me réponds moins.

Mais cela ne fait rien, je te sais là et cela suffit.

Ah oui, je voulais aussi te dire que je reviendrais tout à l'heure ou alors demain...

03.04.2008

Canari

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La main et le coeur sont assis devant l'écran noir. La main voudrait bien et le coeur n'ose pas.

Tu as quelque chose à dire demande l'un à l'autre.

Oui, répond l'autre à l'un. mais il n'y a pas de place.

Je pourrais t'en faire une petite si tu le veux bien.

La main ne sait pas si le coeur a esquissé un mouvement alors elle ne bouge pas non plus.

Tout est calme et plat.

02.04.2008

Salade Créole

Les enfants ont parfois de très grandes réflexions.

Elles naissent on ne sait comment, à des moments les plus inattendues. Elles ne vous laissent pas le temps de vous preparer, elles vous surprennent,  et, vous obligent parfois à défaut de spontanéité à trouver rapidement dans la boite à outil, la bonne réponse, la bonne clé, celle qui colle le mieux à la situation.

Celle qui vous oblige à revoir la notice de: "Il ne faut jamais mentir aux enfants "

je ne vous apprendrais rien si je vous dis que ma fille voue à son père une admiration indéfectible et sans condition. J'en ai déjà éprouvé des hauts le coeur.

Cette admiration n'est en rien comparable à celle, tout aussi grande, qu'elle porte à son instituteur.

Ma fille me rapporte, encore, volontiers les discussions de la classe à propos du mot du jour, de sa définition, de ses évolutions.

Elle a découvert le mot apartheid récemment: Tu sais, c'est lorsque les noirs n'avaient pas le droit de monter dans le même bus que les blancs"...

Elle avait sur ce sujet une opinion suffisamment claire et objective pour que je continue à accorder toute ma confiance à son instituteur et à la classe.

Ma fille réfléchit beaucoup. Elle a dans la tête et à son âge, autant de labyrinthes que moi dans la mienne... Mais je sais que les siens sont plus lumineux et moins tortueux.

La demoiselle, heureuse, termine la discussion " Mon papa est un gentil blanc puisqu'il s'est marié avec toi..." Je la sens heureuse et reconnaissante comme, dans cette phrase, quelque chose avait été réparée. Elle s'est éloignée et je n'ai pas eu le temps de donner mon point de vue sur le sujet.

Oui, c'est ça, ma petite beauté.

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